Libre Choix: Famille Liberté et Justice pour tous!

Libre Choix: Famille Liberté et Justice pour tous!

Textes et fictions (courts et courtes) pro choix humanistes.

Là où des textes se veulent de défendre ce qui doit l'être contre les forces de mal. (comme le libre choix, la liberté et la justice pour tous! (Mais aussi l'humanisme.)


Entre Dystopie et Utopie, il faut choisir! QUE LE LIBRE CHOIX SOIT!

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Tyrannie anti choix et libre choix... une seule voix possible!

 

 

LES DESTRUCTEURS.

 

 

Année 2877 du nouveau saint calendrier. Sur une planète très peuplée, comme tant et tant d’autres, une jeune femme restait folle de terreur, horrifiée, ravagée, face à ce qu’elle tenait entre les mains. Son test de grossesse. Elle eut envie de vomir à la vision du résultat qu’elle n’avait pourtant pas espéré. La pauvre femme aurait voulu l’inverse, de tout son être. Mais la « famille » passait avant tout, avant « l’égoïsme » et le « confort personnel » disait-on.

 

Elle ne pouvait le croire même si c’était à prévoir. Le test était très clair, très net, le deuxième fait et le deuxième à être positif. La pauvre victime de cette gestation non voulue n’avait que vingt-quatre ans. Mariée de force à un homme qui se disait bien virile et qui disposait d’elle à sa guise, elle allait avoir un quatrième enfant. Elle restait avant tout et aussi la grande victime innocente du système en place. Elle n'avait commis que le crime d'être une femme, qui portait ce malheur que d'être née ainsi, désespérait.

 

Son seul espoir serait un accident qui la sauverait de ces grossesses forcées et répétées, de cette horreur qui lui était imposée de force sans qu'on ne lui demande rien ! De ce… viol. Viol de sa personne, de son être, de son corps, de sa vie, pour quelque chose qu’elle trouva monstrueux. Oui, il s'agissait d'une atrocité sans nom sans aucune humanité qu'elle devait subir malgré elle, qu'elle devait endurer, seule contre tous, seuls contre ce monde injuste !

 

La victime sentait les larmes venir, la colère monter et la rage l’envahir face à cette injustice. Elle ne voulait pas du premier, ni du deuxième et encore moins du troisième qu’on lui avait imposé/forcé. C’était une femme, il fallait se soumettre à la « loi naturelle » pour éviter de souiller « l’honneur de sa famille » disait-on chez eux. Le malheur frappa deux fois d’affilé lui dit-on. Ayant engendré pour premier enfant une fille, un horrible déshonneur, on voulut l’enterrer vivante puis on se résolut à la lui laisser contre sa volonté. Il ne fallait pas redouter la misère disaient-ils mais ils n’y vivaient pas dedans alors pourquoi en ils en parlaient ces gueux, ces monstres! L’homme travaillait, elle s’occupait de tout à la maison, sans aide.

 

Les orphelinats étaient plus que pleins. La pauvre jeune femme brisée, déjà usée par ses trois rejetons non voulus, non désirés, par trois viols consécutifs de son ventre, de son corps, de sa vie, de sa dignité d'être humain, devait encore endurer une humiliation de plus, un atroce tourment supplémentaire et d’horribles souffrances, des violences infâmes qui lui étaient infligées à tort et à travers. Elle devait « assumer » comme on disait chez ces porcs, ces violeurs, ces bourreaux. Elle n’était qu’une femme, rien de plus rien de moins, excisée en bon et-du forme comme il fallait et soumise au clergé, à l’église, au gouvernement de la Terre.

 

Les avorteurs et les avorteuses finissaient dans des camps de nettoyage, des lieux de mort où les fours crématoires crachaient jours et nuits une fumée sale, noire, empestant à tout va d’immondes relents plus que répugnants. Elle se tint le visage entre les mains, en détresse, rabaissée, désespérée, folle de terreur, blessée, souillée, humiliée, violée, écrasée, détruite… une fois de plus. On toqua à la porte, c’était « l’homme viril » le père le patriarche. La « vie » un « don » de leur dieu, même en cas de viol, même dans de telles circonstances… mais pour elle c’était un cadeau empoisonné, un mal terrible, une horreur.

 

Ce qui était parfaitement normal de le prendre ainsi, de se sentir si mal, aussi sale et souillée de toute part et de toutes sortes de façons. Elle aurait tant et tant aimé naître homme pour ne pas souffrir. La jeune femme mariée à quatorze ans à un homme qui en avait aujourd’hui quarante, fondit sur la porte des toilettes, dans tous ses états.

 

Elle le bouscula en ouvrant la porte. Avorter clandestinement, chose presque impossible et difficilement concevable, la condamnerait à finir dans un de ces camps de nettoyage. Les criminelles féministes, les opposants au pouvoir, les homosexuels ou lesbiennes et les athées ou indécis, y finissaient eux aussi. Il en allait de même pour les criminels contre procréateurs, ces hommes et femmes qui se faisaient stériliser.

 

Les stérilisateurs, criminels pro mort (soit disant selon ces monstres) allaient également brûler dans des camps de nettoyagecivile ainsi que les « égoïstes » qui ne se souciaient que de leur « confort personnel » en devenant stériles ou qui ne voulaient pas concevoir d’enfant! L’homme de la maison qui dictait tout, qui pouvait interdire à sa femme de manger si elle ne voulait pas ouvrir les cuisses, la vit monter sur le rebord de la fenêtre, à plus de trente étages du haut de l’immense building où ils habitaient. C'était une ville géante surpeuplée et étouffante, comme tant et tant d'autres sur beaucoup de mondes, dans un hideux nuage de pollutions diverses et malsaines.

 

Mais que fais-tu ?!

 

Je suis encore enceinte… plus jamais ça ! PLUS JAMAIS ÇA!!!

 

BRÛLE EN ENFER ! Tu es une criminelle pro mort qui salit la famille et son honneur !

 

Elle sauta, sachant qu’il n’y aurait ni enterrement ni personne pour accompagner sa mort. Ils la brûleraient et jetteraient ses cendres à tout va. Elle déshonorait sa famille surtout en tuant son « bébé innocent » (qui n’était qu’un simple embryon) en se suicidant par « égoïsme personnel » parce qu’elle refusait « la plus belle chose » qu’il soit donnée à une femme par leur dieu, soit disant, « donner la vie. »

 

Ils ne comprendraient jamais ce geste de désespoir, de souffrance, de mal-être que bien d’autres femmes faisaient. Elle serait reniée, effacée de la famille déshonorée, de l’histoire, ignorée, bannie pour l’éternité. Dans sa chute elle put apercevoir les immeubles géants, sentir l’air étouffant pollué d’une ville très peuplée… trop peuplée… comme toujours, comme toutes les tristes et sinistres cités de ces mondes saccagés.

 

Les Hommes colonisaient tout le temps de nouvelles planètes et les envahissaient par vagues entières, par millions en quelques mois seulement. C’était un peuple de colonisateurs et de bâtisseurs qui s’étendait sans cesse, toujours plus puissant, toujours plus violent, intégriste, extrémiste et dangereux pour les autres formes de vie. Il y eut bien des guerres mais ils exterminèrent ou réduisirent en esclavage leurs attaquants, sans la moindre pitié.

 

 

 

Les cheminées crasseuses vomissaient leur sinistre fumée noire. Parfois on ouvrait des brûloirs à ciel ouvert ou alors sous une cloche avec une immense cheminée centrale dessus et des orifices autour en-dessous pour que la fumée aille en haut. Des camions remplis de cadavres squelettiques, d’hommes et des femmes nus, vifs ou morts, reculaient jusqu’au bord protégé par des barrières et vidaient une masse d’humains dans la bouche incandescente, dans les flammes gigantesques brûlant tout à plus de trois mille degrés.

 

Ici il faisait chaud avec les lumières toutes aussi chaudes. On éteignait le four pour vider les cendres puis on le rallumait après l’avoir révisé. Ici on recevait tous les êtres détestables de toute la planète peuplée par deux milliards d’individus. Des femmes avorteuses finissaient parfois directement dans la benne d’un des camions de « nettoyage » pour les faire brûler ici ou ailleurs dans ce vaste camp de « purification » qui punissait les « criminels contre la vie. »

 

Homosexuels, femmes ayant avortées, hommes et femmes devenus stériles par leur volonté, avorteurs et avorteuses, stérilisateurs, opposants au pouvoir, terroristes, athées… tous finissaient ici, ces énormes fours crématoires. Certains bourreaux prenaient un malin plaisir à voir les corps tomber dans la fausse enflammée, crier puis brûler en s’allumant. Les soldats du dieu dont ils n’avaient jamais prouvés l’existence, enrôlés depuis leur plus tendre enfance, endoctrinés par la pensée unique du système religieux patriarcal et l’ordre moral dits « sacrés » jouaient avec les condamnés.

 

Ce n’étaient même pas des bouts de viande, des choses, mais des rebus, des déchets, des sortes de monstres répugnants. Ils les torturaient et faisait d'horribles paris. Tout ça pour… quelques malheureux crédits ou un verre au bar.

 

Ce n’étaient pas des êtres humains après tout, mais des criminels, des êtres contre la vie et la procréation. L’homosexualité, et donc les homosexuels, ou les lesbiennes, étaient, selon les termes de bêtes sinistres et inhumaines qui dirigeaient, une abomination qu’il fallait dénoncer selon leur « guide suprême » leur dirigeant, leur gourou. C’étaient des êtres infects, primitifs, tous ces religieux sexistes et homophobes, intégristes pourris et fanatiques ignobles. Les lesbiennes étaient souvent violées par un groupe plusieurs fois ou subissaient des tortures atroces et humiliantes. Elles n'étaient pas « normales » et devaient donc en payer le prix.

 

Les femmes ayant avortés ou même certaines qui avaient juste eu l’envie de le faire et qui finissaient ainsi ici avaient droit au viol. Au loin, les villes géantes s’embrumaient dans des nuages de pollution salace. Grandes, décadentes, sales, impures et pourtant toujours à prospérer sur la souffrance de beaucoup d’innocents, et surtout, d’innocentes.

 

On faisait des objets avec les peaux des femmes et des hommes dans les camps de nettoyage. On les dépeçait vifs ou morts, quelle importance, ce n’étaient ni des humains ni des êtres dignes de respect, après tout, c’étaient des « pro morts » et des « fascistes pro choix » (Soit disant et d'après les êtres sans humanité ni conscience.) Elles avaient commis un crime contre leur dieu, avorter. Il fallait donc les punir comme il se devait. Le crime contre l’enfant à naître était le plus monstrueux avec l’homosexualité qui était contre la procréation et un mal « satanique » qu’il fallait combattre d’après Octo III, leur saint dirigeant, leur « guide suprême » qui dictait tout, la vie de tous et la pensée unique.

 

Celui qui dirigeait actuellement, Octo le troisième, un dictateur toujours aussi cruel que les autres et inflexible sur l’avortement et la contraception, assistait parfois en personne et avec joie à la mise à mort des criminels contre la vie ou des athées, ces sous êtres inférieurs selon lui, ces « fascistes pro choix. » Même si la vie de la mère était en danger elle devait « assumer » plutôt que d’être une « salope égoïste » disait cet être pas saint et presque sain d’esprit (ou plutôt, à l'esprit criminel tordu et psychopathe.) Lui et tous les autres valaient la même chose et portaient les mêmes « valeurs » « sacrées » pour « défendre » « la vie » contre des meurtrières, des marâtres selon ces monstres hideux qui n'avaient aucune conscience.

 

Les bourreaux jouaient aussi à qui touchait quoi en tirant dans un des corps nus… ou à qui brisait quoi d’un coup de trique en acier en frappant dans un autre corps nu. Ils parlaient du respect de la vie mais ils ne respectaient pas ceux qui voulaient être libres ! On les traitait comme des sous-êtres, des choses sur lesquelles on faisait des expériences pour les médicaments, les crash-teste et bien d’autres choses encore ! Les Hommes avec un grand « H » étaient les gardiens du droit à la vie et surtout… du droit des femmes à se taire, à subir et à souffrir seules contre tous le spires violences, les pires atrocités !

 

Le féminisme fut remplacé par le masculinisme qui régissait tout avec le système patriarcal et la haine des femmes, la culture de mort sexistes, de destruction, d’humiliation, de viol, de soumission et d’esclavage des femmes. Ils disaient que leur livre religieux décrivait l’humain avec une grande exactitude… mais avaient-ils raison pour autant et sur tout ?NON, loin de là ! Et avaient-ils la moindre preuve que leur pseudo livre impur et mensonger décrivait vraiment l'humain ? Non aucune, puisqu'il ne décrivait rien du tout au niveau de l'humain, qu'il ne le décrivait pas tout court ! Que de prétentions ils avaient ! Prétendre et mentir, tels étaient leur meilleure compétences. Mais préserver la vie ils le prétendaient avec hypocrisie et cynisme !

 

Exploitations minières massives, intensives, sur-exploitation des énergies fossiles ou nucléaires polluantes mais aussi exploitation des énergies plus « naturelles » comme le solaire, ils ne connaissaient aucune limite. L’environnement des planètes colonisées se détériorait rapidement, détruit par nombre de facteurs comme les safaris que beaucoup de riches s’offraient, faisant des massacres, exhibant grossièrement les peaux de bêtes abattues. Ils parlaient de « respecter la vie » mais ils ne respectaient pas celles des femmes innocentes détruites, violées par millions tous les ans et même plus encore.

 

Tout se jetait, peu de choses se réparaient, tout durait peu de temps et devait se remplacer. Le système consumériste avait ainsi survécu aux guerres passées. Ainsi les humains créèrent les chaînes auxquelles ils s’attachèrent, détruisant la clé, obstruant la serrure et restant esclaves pour l’éternité de leur bêtise, de l’ignorance, de leur avidité, de leur cupidité… avec comme seule direction et doctrine, la religion et la culture de mort qui se disait protectrice de vie, « du plus petit » et qui détruisait tout, à commencer par les femmes.

 

 

 

 

 

LES ÊTRES HUMAINS.

 

 

 

Année 2519 du calendrier humain libre. Comme tout être humain qui se respectait, Juna vivait dans une grande ville bien qu’une partie non négligeable des habitants résidaient aussi aux abords de la ville, ou en pleine nature. La jeune femme féline était typée « lynx » un félin importé d’une planète qu’ils savaient morte depuis plus de deux mille cinq cents ans, depuis qu’ils en étaient partis après une guerre qui opposa êtres humains et fascistes sur la planète.

 

Cette terre leur était étrangère. Il ne s’agissait ni de leur patrie ni de leur planète mère dans le sens où ils en avaient choisis une autre et où ils s’identifiaient à celle où ils étaient. Les êtres humains vivaient jusqu’à un siècle en moyenne et en bonne voir très bonne santé, rarement en-dessous d’une santé moyenne. Âgée de trente-deux ans, elle avait attendu de trouver un homme qui lui convienne parfaitement, d’être avec lui depuis quelques années, pour faire un enfant avec ce dernier. Tous devenaient stériles à quarante-cinq ou quarante-six ans pour des raisons éthiques, c'était programmé, dans leur code génétique depuis bien longtemps.

 

Leur corps le leur permettait, il était fait ainsi. Du code génétique humain on retira un maximum de facteurs à risques pour les maladies. On élimina des facteurs cancérigènes ou allergènes et d’autres encore. On fit un transfert génétique entre chimères et homo sapiens aussi appelé « sapiéni » ce qui permit que tous furent égaux sur la fertilité, la longévité et la santé. Ainsi les humain améliorèrent leur niveau de vie, la qualité de vie, pour éviter de souffrir autant que possible, pour être dans la meilleure santé possible le plus longtemps que l'on pouvait et sans aucune aide médicale ou presque. Ils se trouvaient ainsi dans les meilleures conditions pour vivre mieux et vivre bien.

 

Le confort, le bien être, la qualité de vie humaine importaient avant tout et ces modifications génétiques n’eurent que pour seul but non pas d’améliorer directement l’humanité mais de lui permettre de vivre mieux et avec un minimum de problèmes, moins de tracas et d’ennuis. Certains atteignaient parfois les cents trente ans environ et ne se portaient pas si mal, bien au contraire même. La pollution fut presque ou quasiment éradiquée ce qui permit une vie bien plus saine que par les temps passés sur une terre surpeuplée, polluées et pauvre en ressources.

 

On usait de produits biologiques naturels et de moyens de lutte raisonnés en harmonie avec la nature et ce qu’elle avait à offrir. Les êtres humains vivaient bien, vigoureux et sans connaître beaucoup de problèmes ou alors ces derniers étaient moins importants que par les siècles passées. Les hybrides mi-humain mi-animal vivaient en paix et avec le genre sapiéni. Ils étaient parfaitement compatibles et pouvaient engendrer une descendance fertile.

 

L’amour libre sous toutes ses formes ou l’amour simple dit aussi conventionnel, coexistaient et parfois se mêlaient sans gêne ou sans problèmes dans une société où on ne les réprimandait pas, où on ne jugeait pas. Il n’existait aucun mouvement féministe, qui avait depuis longtemps disparu car devenu obsolète, inutile et insensé dans un système où tous vivaient égaux avec les mêmes droits, libertés et devoirs. L’égalité de tous quelque soit le sexe, l’âge, l’origine, la provenance ou encore l'orientation sexuelle, était leur principe le plus fondamental et le plus sacré avec leurs droits et libertés individuels durement acquis dans leur histoire douloureuse.

 

Les centres d’avortement avaient pratiquement disparus et on intégra ces services aux hôpitaux. On pratiquait parfois des IMG (Interruption Médicale de Grossesse) pour des cas encore incurables, graves et horribles pour lesquels on ne pouvait encore rien faire. Mais une partie des maladies génétiques ou des malformations se soignaient désormais très bien et presque toutes ce qui améliorait encore le niveau de vie humain. De ce fait les mères et les femmes n’étaient que peu inquiètes de donner naissance à un être terriblement malade et souffrant voir condamné à l'avance. Surtout que de tels problèmes étaient extrêmement rares et exceptionnels donc elles avaient ainsi d'autant plus de raisons de ne pas avoir peur.

 

Ainsi le nombre d’IMG était extrêmement bas proportionnellement aux naissances et à une population de cinquante-trois milliards de personnes répartis sur cent-soixante cinq mondes avec la planète mère Térah. Mais cela restait toujours un drame tragique pour la mère et la famille que l’on tentait de réconforter au mieux et autant que possible quand il fallait pratiquer une IMG. Mieux une vie humaine était vécue et au mieux le système s’en portait.

 

Alors que la nation humaine prospérait tout autour, Juna, la femme féline de pelage foncé et magnifique de par sa couleur et ses nuances, vint à son homme, un humain qui avait trois ans de moins mais qu’elle aimait toujours après six ans de vie commune. Dans le salon de leur modeste appartement au cinquantième et dernier étage d’un énorme building civil, une pièce aux couleurs attrayantes et vivantes joliment décorée, elle vint à lui, câline, tendre. Son homme était assis sur le canapé.

 

Elle s’assit sur lui, dans les bras de son amoureux, de son humain non chimérique, joyeuse, souriante avec son visage humain et félin sans la moindre moustache. Ses yeux bleus fixèrent ceux bruns foncés de son doux bien aimé aux cheveux châtain sombres alors que les siens arboraient une teinture plus claire.

 

Alors ma douce (l’embrasse tendrement) que dit le tri-test ?

 

Le tri-test était un test de grossesse fiable et avec trois secteurs pour être bien sûr du résultat et de l'analyse, qu'il y avait ou non un début de grossesse.

 

Nous allons avoir un bébé, notre premier bébé ! Si tu savais à quel point je suis heureuse !

 

J’avoue que je vais être inquiet par la suite… pas maintenant, pas encore, mais sans doute un peu plus tard. Pas évident une telle décision !

 

Elle lui jeta un regard taquin, ravis, un sourire radieux à ses fines lèvres. Juna le prit dans ses bras, s’asseyant sur lui, face à son doux compagnon.

 

Tout ira bien, on fera de bons parents, on prendra exemple sur les nôtres, on fera de notre mieux et… (l’embrasse doucement avec un regard tendre) nous allons êtres très heureux. C'est un choix certes un peu égoïste et conformiste de notre part... mais nous sommes responsables, nous savons ce que nous faisons.

 

Oui, il ou elle sera bien avec nous... tu n'as pas à t'inquiéter, tu ira pour le mieux. Je suis quasiment sûr et certaine que nous ferons de bons parents, qu'il ne manquera de rien. On lui donnera tout ce que nous avons eu et tout notre amour.

 

Il ou elle aura notre tendresse, notre douceur... dans un monde merveilleux, dans ce monde libre où nous vivons. Notre enfant naîtra dans un beau monde merveilleux et il y sera aussi très bien, j'en suis sur et certain... et il est de notre de voir de préserver ce monde paisible.

 

Il passa une main dans les longs cheveux de sa femme, de celle avec qui il s’unit trois ans plus tôt, équivalent libre et intelligent de ce qui fut jadis, le mariage, d’origine religieuse impure, bien longtemps avant de quitter la Terre pour Térah. Ils en avaient faits le choix, tout comme ils venaient d’en faire un autre librement, sans que personne ne leur dise quoi que ce soit ou ne vienne leur imposer le moindre chose.

 

Leurs familles étaient ouvertes à tous leurs choix et ils seraient très contents, ravis, de chouchouter le bébé qu'ils leur offriraient, en partie par égoïsme et d'une autre pour essayer de faire quelqu'un de bien, comme beaucoup le faisaient et y arrivaient avec un facilité plutôt déconcertante. Mais c'était tout à fait normal dans un système aussi humain et bienfaisant.Ils voulaient tout simplement participer à ce monde librement et apporter leur pierre à l'édifice.

 

Les questions se posent… je vais être père, est-ce que j'en serai capable, à la hauteur… ?

 

Posant un doigt sur ses lèvres, elle le fit taire gentiment, avec douceur et délicatesse, sans aucune domination loin de là. Ils se sourirent, il comprit le message et la câlina gentiment. Dans un système humain où ils pouvaient vivre en paix, s’épanouir et prospérer, que pouvaient-ils demander de plus ? Toutes les planètes étaient politiquement et juridiquement gérées par le gouvernement central de Térah qui était secondé par Hérah, la seconde planète mère, la seconde forteresse des êtres humains qui étaient plus libres que jamais.

 

Les hommes et les femmes contrôlaient leur fertilité, ce qui changea et changeait grandement leurs rapports depuis des siècles, depuis plus de deux mille cinq cents ans. Elles pouvaient aussi avorter par leur propre volonté jusqu’à environ trois mois chez elles ou à l'hôpital. Une aide pouvait éventuellement, en cas de besoin, être disponible gratuitement et à tout instants, pour celles qui souhaitaient poursuivre leur grossesse mais qui avaient besoin d'être aidées, rassurées et soutenues.

 

Le partage libre des connaissances et de la culture profitables à tous et permettant aux artistes de vivre de leur production, étaient une des plus grandes révolutions humaines et un des plus grands fondements de leur monde humaniste. Le respect de la liberté faisait aussi de leur fondements les plus saint, les plus sacrés, qu'ils devaient respecter et protéger à tout prix.

 

Ainsi allait le monde libre, ainsi allait une humanité puissante, riche de ses différences, de son partage et prospère, une humanité humaine, bonne, unie et solidaire, généreuse, lumineuse et bienfaisante, belle et évoluée.

 

Ainsi existait le monde prospère et humain. C’était une société juste et magnifique dans une belle nation qui rayonnait et qui jamais ne cesserait de briller de ses flammes de prospérité et de sa vive et douce lumière bienveillante chaleureuse.

 

 


FIN


20/05/2014
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