Libre Choix: Famille Liberté et Justice pour tous!

Libre Choix: Famille Liberté et Justice pour tous!

AVINA LIBRE DE CHOISIR AVANT TOUT: Avortement libre. (mais pas banal!)

 Une femme libre et humaine avant tout qui avorte et qui ne fait rien de mal!

 

Seulement ce qui lui revient autant de droit que de nature et personne n'a rien à y redire!

 

C'est avant tout SA vie et SON avenir et personne n'a à s'y attaquer!

 

Personne ne doit empiéter sur SON territoire!

 

C'est sont choix point final!

 

 

 

 

 

AVORTEMENT D'UNE FEMME LIBRE!

 

LIBRE DE CHOISIR!

 

LIBRE DE VIVRE!

 

LIBRE!

 

 

 

Typée félin sauvage, pelage assez foncé plutôt marron avec ses yeux bleus marine profonds eux aussi assez foncés et joliment nuancés, ses cheveux noirs, la finesse de ses traits agréables, elle pouvait faire craquer n'importe quel homme.

 

Comme beaucoup de femmes elle affichait de jolies hanches et une poitrine dans la moyenne, du moins, elle se situait tout juste dans la moyenne ce qui ne lui déplaisait pas bien au contraire. Habillée d'une robe sobre arrivant à mi-cuisses et de couleur noire donnant fort bien ses formes agréables, elle attendait son heure. Elle mesurait pas moins d’un mètre quatre-vingt deux pour un corps assez harmonieux et élancé.

 

À vrais dire il lui aurait été possible d'avorter chez elle et de tirer les chasse d'eau comme on disait mais, Avina avait choisi une autre option. La région risquait de manquer de matériel embryonnaire pour soigner des blessures plus ou moins graves, des os brisés ou encore des organes endommagés si ce ne fut malades. Elle était tombée enceinte par accident, rien de plus. Ces choses là arrivaient parfois, on ne contrôlait pas son corps à la perfection même après des années d'expérience en la matière. Rien n'était fiable ou sûr à cent pour cent. Il y avait toujours un risque.

 

Elle ne voulait absolument pas le garder surtout au vu des circonstances après un coup d'un soir. La jeune femme préférait avoir un père pour élever un enfant et non pas être seule. C'était son choix et personne n'avait rien à lui dire là-dessus sous aucun mauvais et faux prétexte quel qu'il puisse être. La porte s'ouvrit et un homme de type métis, entre humain et chimère, se présenta à elle. Très accueillant et fort sympathique dans son attitude et son expression, il mettait tout de suite en confiance.

 

Il devait avoir la quarantaine dans sa blouse blanche impeccable avec ses gants bien propres. Elle se leva immédiatement, adressant un sourire à l'homme, le médecin, qui l'intima gentiment d'entrer dans la pièce aux couleurs neutres mais pas désagréables.

 

–Bien, c'est la première fois que vous faites ce genre de chose ? (prend un maigre dossier et l'épluche) Avina c'est bien cela ?

 

–Oui... c'est bien ça... je... c'est la première fois que je fais une telle chose et je peux vous avouer que ça me fait un peu bizarre. À vrai dire, je ne sais pas comment ça va se passer même si j'en ai entendue parler, j'ai du mal...

 

–C'est normal vous avez un peu le trac, vous êtes un peu stressée. De plus on va vous ausculter et entrer en vous pour extraire l'embryon en développement. C’est assez intime et dérangeant rien qu’à y penser mais aussi et surtout… très intime avant tout.

 

Une femme d'à peu près son âge vint à elle, chimère type félin très charmante et toute menue d’apparence mais bien portante, elle s'affairait sur le matériel et devait préparer ce dernier mais aussi ce qui se trouvait dans un bac en bioplastique rempli d'un liquide étrange qu'elle avait quitté pour venir saluer la patiente.

 

–Ne vous inquiétez pas mademoiselle... tout va bien se passer. Tout est fait dans l’anonymat même si nous avons votre dossier c'est uniquement pour vous suivre et c'est entre nous. Vous êtes entre de bonnes mains. Le professeur Rogane est très bien. Monsieur, la solution de dislo est prête.

 

–Très bien, c'est quand vous voulez chère Avina. Vous avez tout votre temps et si vous voulez tout arrêter c'est encore possible... je ne veux pas vous influencer ou même vous dire de le garder ou non. Vous êtes ici la seule à devoir choisir et nous n'avons rien à vous dire... à y redire plutôt.

 

Ils ne la jugeaient pas, ils ne lui refusaient pas ce qui lui revenait de droit, comme beaucoup le firent par la passé, mettant ainsi dans de graves voir terribles situations les femmes en demande d’avortement et qui se le voyaient refusés à tort et à travers. Ils ne nuiraient pas à sa vie, à son choix. Cela n’appartenait qu’à elle et à elle seule et personne d’autre !

 

–Je sais, mais je ne veux pas le garder et je vous le remet. Au moins ça aidera à soigner quelqu'un.

 

–Bien, vous pouvez vous installer sur le siège ici. Si vous manquez de confort dites-le nous et on réglera tout, d'accord, tout va bien ?

 

–Oui merci... et ça va aller, je relativise, même si ce n’est pas évident d’être ainsi… auscultée par un homme. Mais je ne vais pas le regretter, c’est mon choix, c’est ma vie, personne n’a le droit de s’y attaquer ! Bon et bien, allons-y.

 

La jeune femme qui assistait le médecin posa une main réconfortante sur l'épaule d'Avina qui ne se sentait pas très à l'aise même si tout était fait pour.

 

–Le professeur est un bon médecin gynécologue et il a déjà fait ça maintes fois donc ça ira. En générale ça se passe bien… après c’est normal d’avoir du stress, ce n’est pas si évident de se faire ausculter ainsi par quelqu’un, surtout par un homme.

 

–Votre libre choix est le saint des saints. Il ne revient qu’à vous autant de droit que de nature. Aucun être pourris malfaisant, malveillant et mal intentionné, nuisible, ne viendra vous le retirer de force, vous l’arracher, pour vous détruire. C’est l’avantage de vivre dans notre monde à notre époque.

 

–Je ne vous le fais pas dire docteur… bien, je suis prête.

 

Elle s'installa sur le fauteuil très confortable et retira sa culotte avant de remonter sa robe jusqu'au nombril. La jeune femme écarta les jambes et les plaça sur les supports prévus pour les reposer dessus, la fourrure sombre recouvrait tout son corps sauf ses espèces de coussinets très félins sous les pieds. Ses talons plats allaient fort bien avec son accoutrement et elle les avait retiré pour ne pas salir le support. L'homme alluma une lampe qu'il plaça dans un bon angle et rapprocha une table avec des instruments dessus. Tout était parfaitement désinfecté, propre et bien nettoyé.

 

–Tout va bien ? Vous voulez continuer ?

 

–Oui, allez-y... ça va aller.

 

Il plaça un appareil spécial sur le bas ventre de la jeune femme, un écran tridéo haute définition devant lui. Elle ne pouvait pas voir ce qui se passait et il ne lui montrerait pas. Il commença par écarter les lèvres intimes avec un appareil spécial puis introduisit un objet qui laissait le champ libre pour la suite des opérations. Ce dernier écartait bien assez pour laisser passer les outils et l'embryon une fois attrapé.

 

–Vous n'êtes pas du coin si ?

 

–Oh... je viens d'un pays éloigné et je suis venue ici pour être avec toute ma famille qui habite dans les environs. Ils me manquaient et je les aime beaucoup.

 

–Je vois... dites-moi si vous avez mal ou quoi que ce soit.

 

–Non ça va aller... je le sens bien c'est sûr mais ça va. Pour quelle raison vous faites ce métier ? Je me doute que ce ne doit pas être si simple ou évident surtout à la longue… voir même lassant…

 

–Beaucoup me le demandent. Et bien, disons qu'il faut bien quelqu'un pour le faire sans quoi ce type d'opération manquerait et les patients devraient subir des soins plus longs pour guérir. Bien sûr on soigne beaucoup de choses très bien sans cellules souches embryonnaires mais c'est toujours mieux avec. Bien... et vous venez de quelle région de la planète ? Pourquoi être partie là-bas ?

 

–Oh, j'ai été avec un homme plusieurs années puis je suis partie... mes proches me manquaient. J'étais en zone équatoriale.

 

Une fois avoir bien tout écarté il introduisit l'instrument, se repérant sur son écran avec une précision étonnante. Avina avait moins le trac, il la mettait en confiance et à l'aise même si ça ne lui plaisait pas forcément d'être ainsi touchée et auscultée mais elle n'avait pas le choix si elle voulait rendre ce service, donner un embryon pour soigner des personnes blessées ou des malades. Il continua de parler.

 

–Oh, il y fait chaud mais il paraît qu'ils ont de belles plantations de fruits exotiques. J'aimerais y un aller jour. Belle régions à ce qu'il paraît avec ces canyons et ses montagnes rocheuses merveilleusement bien sculptées et sauvages.

 

–Oui, ça vaut le détour c'est vraiment un bel endroit... je vous conseil vraiment d'y aller c'est à voir au moins une fois dans une vie. Je ne suis pas sûre que ce métier soit si simple pour vous... surtout si vous avez une femme, sans vouloir être indiscrète...

 

–Je comprends, on me fait souvent la remarque... disons que ça va aller et qu'on  s'en sort assez bien, sans soucis. Bien, je vais aller dans l'utérus pour retirer l'embryon, vous me dites si quoi que ce soit ne va pas.

 

–C'est pas super pour moi, comme position, en plus que c'est un homme qui agit, mais ce n'est pas si gênant non plus... je sais pourquoi je le fais et ça me va. J'espère que ça servira, que ce n'est pas vain. Vous pouvez y aller.

 

Il entra dans l'utérus sans forcer et dilata le col. Sur son écran il distinguait très clairement l'embryon dont ils avaient besoin. La pince était conçue pour éviter de l'endommager et l'extraire sans encombre. Avec patience et précautions il réussit à l'attraper puis commença à le retirer sans forcer, tout en douceur. Il finit par enfin le sortir et le plaça dans un liquide bleu, le dislo.

 

–Ce n'est jamais inutile, ils sont gardés indéfiniment dans un caisson de froid presque absolu et on s'en sert une fois que nous en avons besoin. Bien sûr ils sont déshydratés pour éviter que le gel de l’eau ne détruise tout. Vous avez fais votre choix et ce n'est pas une mauvaise chose, vous aidez des patients qui ont besoins de soins, c'est bien de votre part, vous pensez aux autres. En même temps, nous sommes un peuple plutôt solidaire et bienveillant donc ça ne m'étonne pas. Vous n'êtes pas obligée de regarder vous savez, même si ce n’est qu’un embryon...

 

–Oh, ce n'est rien, je sais que ce n'est qu'un simple embryon. Que je le regarde ou pas ça ne me dérange pas le moins du monde. La dernière fois quand j'ai avorté il y a quelques années j'ai pu le voir mais je m'en fichais et ça ne m'a rien fait. C'est quelque chose de normale et de naturel en même temps et après tout.

 

Il introduisit un tuyau spécial relié à un appareil et un gel de nettoyage sortit en elle. L'objectif étant d'éviter tout problème par la suite dû à l'implantation de l'embryon et à ce qui restait. Il faisait ce qu'il avait à faire, son travail, et rien de plus. Il fallait bien que quelqu'un le fasse et c'est ce qui le motivait à continuer. Les embryons étaient très utiles pour régénérer des membres ou réparer des dégâts voir des organes. Des vies étaient en jeux et cet embryon permettrait d'en sauver.

 

–Bien... on va vous conduire dans une chambre et vous garder quelques heures pour voir si tout va bien. Rien de bien méchant, simple formalité. On sera à votre écoute et à vos côtés si quoi que ce soit ne va pas et en cas de soucis vous pourrez nous appeler il y a un service pour ça. Bien, quand le gel nettoyant aura finis son effet il deviendra d'abord mousseux, vous le sentirez en vous et vous aurez besoin d'aller aux toilettes puis d'attendre que tout parte quand ça se liquéfiera. Tout va bien ?

 

–Oui merci, ça va aller. Vous savez, au moins comme ça cet embryon sert à quelque chose, on va soigner des patients avec, donc pour relativiser en cas de soucis c'est pas mal je trouve. Et comme je vous l'ai dis ça ne me pose aucun problème. Je n’en voulais pas en même temps… donc ça peut aller ne vous en faites pas.

 

–Bien (commence à retirer les outils et à les placer dans un bac de bio-désinfectant) on va quand même vous garder quelques heures, c'est la procédure... d'ailleurs on vous apportera un repas ça va bientôt être l'heure de manger. Vous êtes sûre que tout va bien ? Nous sommes là pour vous et à votre écoute.

 

–Oui ça ira, merci, je trouve que ça s'est très bien passé et vous êtes un bon médecin... vous m'avez mise à l'aise et en confiance, ce qui est une très bonne chose.

 

–Oh vous savez, c'est mon devoir et mon métier en même temps. Je ne juge pas les gens surtout pour ça et je me dois de les mettre en de bonnes conditions c'est le minimum. Bien, vous pouvez y aller, on vous conduira dans une chambre et vous patienterez au moins quatre heures.

 

Après avoir remis sa culotte et baissée sa robe elle quitta la pièce tranquillement en disant au-revoir aux médecins. Avant de partir elle put apercevoir l'embryon qui semblait se dissoudre dans le liquide. En réalité toutes les cellules souche se retrouvaient séparées les unes des autres, maintenues en vie et en état. Cela ne lui fit rien de spécial et elle s'en fichait, ayant déjà vu un embryon avant de tirer la chasse d'eau, comme beaucoup ici bas.

 

Tant que quelqu'un en bénéficierait c'était le plus important. Elle aperçut une femme qui elle aussi attendait pour la même chose là où Avina avait elle même attendu. Celle-ci paraissait plus jeune mais ne semblait pas vraiment avoir le trac. Une chance sans doute que cette femme ne soit pas plus stressée ou gênée. Au moins elle ne devrait pas avoir trop d’appréhension pour la suite.

 

Avina fut accompagnée par une personne qui la conduisit dans une chambre où elle s'installa tranquillement. Aucun remord ne la tourmentait et aucun ne viendrait par la suite. De plus le service d'avortement médical ou celui-ci, d'avortement général, étaient totalement séparés du reste. Elle se sentait plutôt bien et soulagée d'un poids non négligeable. Au moins rien ne viendrait troubler et perturber son existence paisible et tranquille pour l’instant.

 

On lui apporta le repas une heure après, assez bon et savoureux à vrai dire. Il fallut aller aux toilettes une demi-heure plus tard pour expulser le nettoyant et elle se reposa tranquillement. On vint la voir toutes les heures pour savoir comment ça allait et comment ça se passait. Personne ne la jugeait et on ne lui reprochait rien. Personne n’avait rien à lui reprocher, elle n’avait jamais rien fait de mal, seulement ce qu’il y avait de plus juste et normal, des plus naturel pour elle. Car il était naturel et normal de choisir, de faire un choix librement, mais l’avortement n’était pas non plus et pas pour autant une banalité, quelque chose de banal.

 

Surtout aux prix exorbitant qu’il avait coûté aux êtres humains et surtout, aux femmes, par le passé, contre les forces de la pensée unique, contre les escadrons de la mort, les serviteurs de la destruction des femmes. Ceux-là même qui imposèrent leur système patriarcal meurtrier et destructeur tout comme leur ordre moral criminel et sexiste. Tous deux réduisaient la femme à moins que rien, juste une chose pour les hommes et leur lois iniques contre les femmes et contre leur vie.

 

La jeune chimère y repensa un instant, à ce passé lointain, plus que douloureux, funeste, morbide, et s’estima une fois de plus incroyablement chanceuse d’avoir pu choisir. Elle était une survivante, oui, une survivante à la machine à détruire les femmes, leur vie et la vie, qu’était la culture de mort anti avortement et anti contraception que prônaient tant de monstres infâmes. Elle était une survivante au patriarcat, aux religieux sexistes et aussi homophobes que lesbienophobes.

 

La jeune Avina put finalement partir et se rendre à son domicile. Ainsi sa vie libre continuait et sa liberté ne fut pas entravée, comme toujours ici bas. Cet embryon n'avait donc eut aucun impact sur son existence et elle avait fait son choix librement, sans entrave, sans qu’un groupe obscure qui servait mort et destruction des femmes ne s’en mêle à tort et à travers dans un but uniquement anti vie et aussi destructeur que meurtrier. Elle rentra chez elle, tranquillement, sans aucun problème et sans gêne par rapport à cette journée. Son existence pouvait continuer sans aucune perturbation.

 

...

 

La suite paraîtra dès que possible...



20/05/2014
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