Libre Choix: Famille Liberté et Justice pour tous!

Libre Choix: Famille Liberté et Justice pour tous!

AVINA LIBRE DE CHOISIR: CHAPITRE 1 P2.

 

 

 

 

CHAPITRE 1 P2.

 

 

 

 

Tout en parlant ils marchaient, circulant dans les rues sous les lumières chaleureuses des lampadaires, arrivant bientôt à un parc. Le parc six, un endroit comme tant d'autres qui, en journée, était très joli et agréable à parcourir et pour y bronzer ou s'y reposer un peu. Il lui posa une question simple, curieux de savoir ce qu'elle pouvait bien faire dans la vie.

 

–Tu travail dans quel domaine exactement?

 

–Je travail dans la mise au point de logiciels pour contrôler des réacteurs de haute puissance et de technologies élevées plus ou moins libres destinés à des vaisseaux en tous genres, souvent militaires ou de haute technologie. J'avoue que ça me plaît bien. Il n'empêche que, je ne peux que te souhaiter bonne chance pour la suite... et si un jour tu veux que je te serve de cobaye fais moi signe. Je verrai ce que je pourrai faire.

 

–Eeuu, on verra ça dans deux ans, enfin, un an et-demi en fait, j'ai déjà entamé ma première année de préparation pour ça. On dirait que ça ne te gêne pas ces choses là...

 

–Et bien, si on se connaît après tout, après ce soir et si on se revoit, pourquoi pas ? Tu sais... ça ne me dérange pas, je suis plutôt ouverte et puis, ça ne m'a pas trop gênée qu'un inconnu m'ausculte tout à l'heure. Bon en même temps les circonstances n'étaient pas les mêmes, c'est sûr.

 

Ils marquèrent une pause, continuant quelques secondes en silence, marchant dans une direction qu'il donnait, vers son chez lui, vers chez ses parents.

 

–Et bien, on verra ça... déjà je finis mes deux années et si après tu veux être un peu mon cobaye, si je puis dire ainsi, il faudra le leur demander car c'est sur la base du volontariat et ça ne les dérangera pas au contraire même.

 

–Bien, pas de problème. J'espère que tes parents ne vont pas s'imaginer des choses à nous voir arriver. Je n'ai pas très envie d'avoir des problèmes.

 

–Oh tu sais, c'est surtout ma mère, mon père lui me dit toujours de foncer, moi je préfère quand même rester un peu en retrait et voir les choses. Et puis entre nous, tu es bien trop âgée pour moi. Mais je te rassure, tu n’es pas vieille, tu es une jeune femme, mais notre écart est très grand.

 

–Sans doute, oui, je comprends... mais sache une chose, on ne sait pas ce qui peut se passer même si on peut l'influencer. Je ne dis pas qu'on va, par exemple, se mettre ensembles, mais si ça venait à arriver et bien... ce serait comme ça et me sanctionner ne serait peut-être pas forcément une solution. De plus tu es sexuellement majeur donc si tes parents et les miens sont d'accords nous pourrions êtres ensembles, en théorie bien sûr. Mais je n'ai pas spécialement l'intention d'aller avec toi, tu es bien trop jeune ! Je te clarifie les choses si ça peut te rassurer.

 

Il sourit à cette remarque, très amusé par les circonstances liées à tout ceci. Il trouva la situation peut-être même un peu ironique. Il parla gentiment à la jeune femme, très divertis par les circonstances.

 

–Pourtant tu n'aurais pas dis non pour prendre du bon temps avec moi si j'avais accepté et sans savoir mon âge véritable.

 

–Eu... et bien... oui sans doute... mais en sachant ton âge après ça m'aurait gênée. Oh et puis, rien de tout cela n'est arrivé, les choses sont différentes même si ça aurait pu commencer et finir autrement. J'espère que de ton côté tu t'en sors dans tes études d'embryologie et de médecine ainsi qu'en gynécologie. Et ce serait bien que tu y arrives et puis, je ne peux qu’espérer que tu sois bien dans ce que tu fais, comme presque tout le monde, voir tout le monde, ici bas.

 

–Merci c'est gentil à toi. Après, vu que nous faisons connaissance au lieu de faire des choses intimes et bien, le rapport s'en retrouve changés. J'avoue que j’appréhende de voir des sexes de femmes qu'il faudra ausculter... en plus qu'on a commencés sur des mannequins organiques, des tissus vivants maintenus en vie artificiellement et conçus de toutes pièces eux aussi... artificiellement. C'est dingue ce qu'on peut faire de nos jours avec la technologie liée aux cellules souches !

 

–Les infections et maladies sexuellement transmissibles sont peu répandues, même assez rares de n os jours. On les dépiste bien et facilement. De plus ça se soigne vite, efficacement et sans problèmes. Nous avons des vaccins dans certains cas, d'ailleurs je le suis à vie contre pas mal de choses à ce niveau là donc tout va pour le mieux. Bien sûr je peux encore attraper de belles saletés comme on dit, mais ça, peu probable et quand bien même ce sera vite et bien traité.

 

–Sans vouloir être indiscret, comment es-tu tombée enceinte, tu as donné l'embryon pour la médecine, comment c'est arrivé ? Je ne juge pas hein, ça peut être un accident. De plus tu n'es pas obligée de me le dire, ça ne regarde que toi, c'est ta vie.

 

Elle ne dit rien durant quelques instants, réfléchissant à sa réponse, à ce qu'elle allait lui dire. À vrai dire rien ne l'obligeait à lui raconter ce genre de choses mais la jeune femme sentait comme un appel, surtout après avoir pris connaissance du fait qu'il ne serait pas dérangé par un enfant. Mais la jeune femme ne voyait rien venir, n'en avait pas vraiment conscience, ne réalisait pas que quelque chose en elle se réveillait sans pouvoir le contrôler ou savoir ce dont il s'agissait. Elle lui répondit finalement.

 

–Et bien, c'est effectivement un accident. Un homme trop fier et trop « viril » est passé par là et je me suis retrouvée enceinte parce que mon corps est devenu fertile alors que normalement ça devait être bloqué. Donc j'ai très vite eu les symptômes d'un début de grossesse que j'ai bien ressentie. Je suis allez faire une échographie haute définition au planning familial et je leur ai tout de suite dit qu'il était pour moi hors de question de le garder. Ils ont bien compris et j'ai demandé d'aller voir un hôpital qui récupérait les embryons, si besoin était, dans la région. Et il s'est avéré qu'en effet ils en avaient besoin car ils risquaient de manquer de matériel embryonnaire. Donc après j'ai obtenu un rendez-vous rapide et j'y suis allez deux jours plus tard, j'y suis allez aujourd’hui pour mon avortement.

 

–N'importe lequel de ces êtres primitifs de l'époque reculée où notre peuple n'existait pas encore aurait dit de toi des conneries monumentales. Comme quoi tu serais une criminelles monstrueuse sans cœur, une bête sans conscience et inhumaine, un être inférieur horrible qui aurait donné son soit disant « bébé » à des « bourreaux. » Ils t’auraient insulté de meurtrières cruelle à tout va sans rien savoir de toi et à tort, ces pourris. Alors que ces gens n'étaient pas des bourreaux et que les embryons n'ont jamais été des « bébés » et encore moins des humains ! Ils auraient dit bien des choses complètement absurdes sans même savoir de quoi ils parlaient et ce dont il s'agit, ce que ça implique et je ne sais quoi encore. Ils t'auraient traitée de lâche et de femme sans cœur, ce genre de choses aussi grotesques qu'ils étaient monstrueux et ignobles ces monstres sans humanité !

 

–Les cours d'histoire ont l'air de te tenir à cœur je me trompe ?

 

Il resta un instant à rien dire, les pensées fusant à toute allure dans sa tête. Il sentait que non seulement la colère l'envahissait, mais aussi la haine que ces créatures destructrices provoquaient de par les atrocités commises dans le passé. Sa réponse fut néanmoins assez calme mais empreinte de sa colère. Il était jeune, il devait prendre du recul et mûrir encore, faire la part des choses, ce qu'il avait du mal à réaliser.

 

–Et bien, n'importe qui ici serait indigné et choqué de ce passé peu ragoûtant, de ces êtres complètement dégénérés qui infligeaient des horreurs à des femmes innocentes. Rien ne justifie et ne peut justifier de détruire une femme et sa vie. Une grossesse ne doit pas être une punition, une source d'humiliation, de malheur, de mal-être, de souffrances, une violence à subir, mais quelque chose de voulu, de désiré, de vécu… de prévu et de consenti. Et de nos jours les femmes ont uniquement les enfants dont elles veulent et les grossesses désirées qu'elles vivent pleinement et qui les rendent heureuses, qui font leur bonheur, la plupart du temps car certaines peuvent avoir du mal, ne pas aimer être enceintes malgré le désir d’avoir un enfant. Là est la plus grande et aussi la plus frappante des différences entre notre monde à notre époque et cette planète éloignée à une époque reculée aussi barbare que primitive. Ils avaient une vision maladive de la femme qui avortait, ils étaient malades ! Bien entendu, les hommes ou les femmes, surtout les femmes, qui ne veulent pas d’enfants pour leurs raisons ou juste qu’ils n’en veulent pas tout court, n’ont aucun compte à rendre aux fascistes de service, ces criminels nataliste mortifères avec leur culture de mort sexiste et meurtrière ! Ces trucs pourris qui te montraient du doigt, toit une femme, ou même un homme, parce que tu ne voulais pas d’enfant, qui te jugeaient, te regardaient de travers et de faisaient la « morale » pourrie qu’ils dictaient aux autres sans pudeur.

 

–C’est pas faux, surtout que, ces bêtes immondes ne voulaient pas qu’on puisse choisir. Selon leur vision infâme, cette abomination qu’il faut dénoncer, on devait « procréer ou s’abstenir » une horreur liberticide anti-contraception, une saloperie diabolique et criminelle par la pensée unique imposée de force et antélibre ! Désolée mais je contrôle ma fertilité et je veux être stérile quand je me fais plaisir que ça leur plaise ou non à ces êtres grossiers ! En tout cas je vois que tu as sans doute du respect pour les femmes, que tu arrives à compatir aux souffrances qu'on a pu leur infliger par le passé, à te mettre à leur place humainement parlant et en tant qu'être humain. C'est ce que je ressens de toi maintenant, à ta façon d'être. Je vois que tu es vraiment outré, dégoûté, comme si tu étais un peu à leur place, à comprendre un peu leur souffrance et le mal qu'on leur a fait injustement, humainement parlant bien sûr. Tu peux me corriger si je me trompe.

 

–J'en sais rien, je ne veux pas me venter non plus tu sais... j'essaie un peu, à mon échelle et comme je le peux, de me mettre à leur place mais c'est impossible. Je suis un gugus, jamais je ne serai une femme et jamais je ne pourrais ressentir ça. En plus, de nos jours, je n'ai jamais entendu parler de femmes qui subissaient une grossesse forcée contre leur volonté et leur vie, ce viol. Bien sûr que certaines y sont contraintes mais uniquement parce qu'elles ont dépassé le délai légal. Trois mois pour choisir ce n'est pas rien. Tu as le temps de savoir ce qui se passe et de vérifier. Avec les moyens de nos jours et ce qu'on sait, l'éducation qu'on a et j'en passe, difficile de ne pas s'en apercevoir. Peut-être que certaines ne savaient pas, mais les autres n'ont pas cherché à savoir et n’ont pas réagit non plus donc elles ne peuvent s'en prendre qu'à elles même sauf dans certaines circonstances. Mais on peut dire que trois mois c'est beaucoup sauf que le temps passe vite et deux mois même moins ça peut aller très vite une fois qu’on sait qu’il y a un début de grossesse. De plus, être enceinte n’aurait jamais dû être une fatalité pour les femmes, quelque chose qui arrive malgré elles et qu’elles doivent subir malgré tout et dans de terribles circonstances. Non, chez nous à notre époque ça n’est pas une fatalité et ceci depuis plus de deux-mille cinq cents ans !

 

Il attendit qu’elle ait bien reçue les informations, voyant que la jeune femme semblait très en accord avec ce qu’il disait, il continua tranquillement et librement.

 

–D'ailleurs les fachos, par le passé, jouaient avec ça, essayaient de faire en sorte que des femmes dépassent les délais légaux pour qu'elles ne puissent plus avorter ! Sans parler des ces soit disant établissements où elles ne recevaient aucune aide et où on les prenait des fois enceintes que depuis quelques semaines. Une fois qu'elles avaient accouché allez hop, ils les viraient comme des déchets et on allait en détruire d'autres. « t'as pondu allez dégage maintenant, démerdes-toi et vas voir ailleurs, t'as fais ce pourquoi tu es faite, femme ! Au moins on n'a sauvé la vie de cet enfant que tu voulais tuer, marâtre !  Tu dois « assumer » femme !» Mais les deux vies étaient finalement détruites, réduites à néant après coup ! Elles ne recevaient quasiment aucune aide de leur part, juste pour la grossesse après on les virait! Et ce n’était pas de deux broutilles qu’elles avaient besoin mais de quoi vivre un minimum dignement plutôt que d’être dans une misère atroce voir morbide avec en plus un petit sur les bras ce qui aggravait la situation ! Et bien sûr, contrairement à leurs mensonges, elles ne recevaient aucune ou presque aucune aide, comme ils prétendaient ces ordures, pour leur faire miroiter plein de choses, pour attaquer les plus isolées, et les plus démunies. Et elles se faisaient avoir dans un piège meurtrier et destructeur qui les détruisait après coup et elles le regrettaient plus qu'amèrement ! Sans compter la colère que cela devait aussi engendrer mais d'éventuelles poursuites n'étaient pas recevables pour avoir été trahis, manipulées, trompées, utilisées, détruites, par ces pro mort, ces tueurs, ces êtres monstrueux mal intentionnés, malfaisants et malveillant en plus de leur égoïsme ! Ça n'étaient rien de plus que des exterminateurs, des machines de mort dont la folie et les actions mortifères ne connaissaient aucune limite !

 

Il était très en colère contre toutes à ces atrocités commises par le passé pour détruire la vie sous faux prétexte de la préserver, pour écraser des femmes et les mettre plus bas que ce que la société et le système de l’époque les mettait déjà. Il continua et martela de plus belle !

 

–Ces monstres infâmes auraient dû être sanctionné pour leurs crimes appartenant à la culture de mort sexiste et nataliste ! Ils ont plongés de nombreuses femmes dans une misère encore plus terrible et horrible que ce qu'elles avaient déjà avec un être non voulu ou pas qu'elles avaient sur les bras ! Mais ça ils s'en fichaient ces chiens... ils voulaient juste faire du chiffre et ils n'ont jamais été foutus d'aider qui que ce soit ou de faire quoi que ce soit de bien dans leurs existence de criminels qui soutenait ouvertement la mort et la destruction des femmes, de leur vie et de la vie en générale. C’étaient des destructeurs et des violeurs de vie, de corps et de choix. Ils n'avaient aucune considération pour les femmes ou la vie humaine et après ils venaient clamer haut et fort qu'ils la respectaient... cynisme et hypocrisie ignobles, bien culottée et morbides! Il fallait que la femme produise, subisse et la ferme selon ces monstres ! Plus tordus tu meurs, mais eux ils étaient déjà morts dans un sens, étant de vrais machine à détruire les femmes ! Des exterminateurs, des choses hideuses...

 

–Ce n'est pas faux... si ça m'arrivait c'est sûr que je me sentirais vraiment mal et je préférerais sans doute accoucher sous X et le donner plutôt que de le garder et de ne pas l'aimer... ce serait mieux ainsi je pense, même douloureux pour moi et pour lui plus tard certes mais mieux vaut que ce soit comme ça quand même, pour le petit surtout. De plus, ces fascistes disaient « qu'on avait qu'à accoucher sous X, le donner à adopter » comme si c'était si simple et comme s'il n'y avait pas assez d'orphelins et de souffrances comme ça ! Ils ne présentaient effectivement aucune forme conscience ces bêtes maléfiques et diaboliques ! J'ai la chance d'être née femme à cette époque ici sur cette planète mais d'autres n'ont pas eu ce privilège là. Par contre un enfant je n'y vois pas d'objection j'ai juste besoin d'un père car je ne me vois pas à l'élever seule.

 

Il eut comme un déclic en lui, espérant bien que c'était ce qu'il pensait. Elle venait de lui dire quelque chose d'important, il voulait savoir.

 

–Tu veux un enfant ? Je veux dire, est-ce que là maintenant tu as envie d'en avoir un avec quelqu'un ? Sans vouloir être indiscret bien sûr.

 

–Oh, et bien... oui j'aimerais avoir cette chance... mais faut trouver un père et prendre un peu de temps pour m'habituer, pour m'y faire et prendre mes marques avec lui avant d'aller plus loin.

 

–Je suis sûr qu'en dépit du fait que tu couches, comme on dit, tu es aussi une femme plutôt fidèle et tu ne dois pas apprécier qu’on trompe l’autre.

 

–Oui et je suis intransigeante. Là-dessus je suis intraitable. D'ailleurs j'ai quitté un homme une fois parce qu'il m'avait trompé. Je ne me suis pas sentie très bien mais je ne l'ai certainement pas récupéré après. Il a joué au con et bien il a perdu. Pour moi tromper celui ou celle qu'on aime c'est inconcevable... je ne peux tout simplement pas m'y résoudre et l'accepter, c'est comme ça. C'est quelque chose que je ne pourrais pas faire et j'en serais malade. D'ailleurs quand j'étais en couple ça m'est arrivée de repousser des hommes, même une femme un jour. Bon, je le faisais quand même avec tact et diplomatie, je ne me permettais pas de les jeter non plus, déjà ils ne savaient pas forcément que j'étais avec quelqu'un donc ils tentaient et puis c'est tout.

 

–Je vois, moi non plus ça ne me plairais pas de faire une telle chose ou qu'on me le fasse. Je ne le conçois pas non plus, j'en serais incapable. J'espère ne jamais être trompé et encore moins le faire.

 

Ils continuaient toujours de marcher, ayant dépassés le parc, se dirigeant vers des groupes d'immeubles et de buildings. Ils ne devaient plus être très loin de chez lui désormais. Elle continua de parler, répondant à ce jeune qui visiblement l'intéressait de plus en plus et qui semblait déjà mâture, assez pour comprendre tout ce dont ils parlaient tous les deux et la portée de ces choses terribles et affreuses.

 

–Peu de risques que ça arrive si tu trouves une personne qui partage les mêmes opinions que toi là-dessus et avec qui tu es très bien. Pour te répondre... j'aimerais bien avoir un ou deux enfants avec quelqu'un que j'aime, de sexe masculin, je suis hétéro même si une fois j'ai essayé avec une femme pour voir ce que ça donnait, ce n'était pas désagréable mais pas mon style non plus.

 

–C'est aussi quelque chose à quoi tu as droit tu sais. Que tu prennes du plaisir de temps en temps ne veut pas dire que tu es mauvaise ou que tu n'y a pas droit. Tu n'es pas sale non plus... c'est ce que ces êtres infects, de cette époque primitive, auraient dit et pensés de toi à tort et à travers sans rien savoir de toi. Ils ne savaient pas et n'ont jamais sus de quoi ils parlaient, normal, ils n'ont toujours faits que mentir et n'ont jamais rien prouvés ou démontrés, comme sur la contraception et l'avortement.

 

–Tu as l'air très affecté par ce passé morbide qu'est celui d'un monde à la culture de mort prononcée envers et contre les femmes. Ça peut se comprendre.

 

–Je me rappel et je ne pardonne pas tous ces pourris pour l'injustice, pour leurs crimes, pour ce qu'ils ont fait subir aux femmes, pour ce qu'ils leur ont infligés sans pitié et sans la moindre petite part de conscience, sans aucun état d'âme. Jamais je ne pardonnerai ces ordures pour les horreurs qu'ils ont commises sous couvert de leurs religions et sous des prétextes religieux et autres voir non religieux, infondés, qui ne tenaient pas la route et dont ils n'ont jamais eu aucune preuve. Ces bêtes sanguinaires ne sont pas dignes d'êtres nos ancêtres éloignés et communs.

 

–Je comprends que tu sois si révolté contre ces atrocités qui ont été commises... sous prétexte d'une pseudo vie, humaine soit disant, alors que ça ne l'était pas. Tu as le droit de les haïr tu sais. Ces bêtes là adoraient le sang des femmes innocentes et sentir leur mort à petit feu. Ça leur donnait de plaisir et comblait leur être répugnant et impur de joie non dissimulée, de gazer des femmes à coups de gestations forcées. Peut-être même que ça les excitait de détruire des vies de femmes, de les pourrir, surtout avec des grossesses subit et imposées de forces. Une grossesse n'aurait jamais dû être une chose hideuse, sale, affreuses, qu'une femme doive subir de force contre sa vie, sa volonté, sa dignité…  mais une belle chose voulue, consentie, vécue et source de bonheur et de bien être. Ça n'aurait jamais dû être utilisé comme un instrument de mort et de destruction des femmes par des fachos ! Ça n'aurait jamais dû être une source de malheur et de souffrances, une violence extrême infligée à des innocentes par millions chaque année, une telle monstruosité, une telle abomination sexiste ! Mais ces choses, ces notions, ces valeurs, aucun pourri, aucun fasciste anti choix n'aurait jamais pu le comprendre ! Eux qui voulaient à tout prix imposer leur vision unique et leur pensée unique à tout le monde !

 

Elle patienta un moment, attendant qu'il ait bien ingéré ses paroles avant de continuer. Elle même se sentait profondément touchée, marquée, révoltée, d'une telle chose, car Avina était une femme et que cela la concernait de façon plus ou moins directe. La distance et le temps qui la séparaient de ce que beaucoup décrivaient comme : « la boucherie anti avortement... » importaient peu, cela la regardait intimement, d’une manière ou d’une autre, en temps que femme libre de choisir.

 

–Nous n'y pouvons rien, c'est comme ça, c'est le passé et nous n’y sommes plus. Profitons ici et maintenant de notre bonheur, de nos libertés sacrées qui existent depuis plus de deux mille cinq cents ans. Ces libertés que nous protégeons et préservons sans jamais les remettre en question ou en cause, sans jamais les céder à des êtres obscures destinés à abattre notre belle nation libre. Notre droit à vivre libre est sacré, sa sainteté ne peut être attaquée.

 

Ils restèrent quelques instants sans rien dire, il sentait encore la rage l'envahir. Des sensations étranges qui y étaient mêlées le tenaillaient. Il répondit simplement.

 

–Tu as parfaitement raison... mais savoir toutes ces choses immondes qui se sont déroulées même sur une planète très loin d'ici, même si ça fait longtemps, ça me donne envie de vomir et j'en suis fou de rage. C'est vrai qu'aujourd'hui nous sommes plus humains et libres que jamais... que nous avons la plus belle humanité qui n'ait jamais existé nul par ailleurs à aucun autre moment. Et j'en profite aussi, d'être libre, de pouvoir prospérer. Mais le passé nous hante parce que, ce qui s'est fait là bas jadis est impardonnable et inqualifiable. Un génocide de la femme sous des prétextes et des principes monstrueux et sans aucun sens faits et inventés de toutes pièces uniquement pour justifier de massacrer les femmes. Ceci m'est intolérable, une chose aussi morbide et horrible. C'est sans doute l'un des pires régimes, l'un des pires fléaux qui n'ait jamais frappé l'humanité et les premières victimes en ont été les femmes ! Nous sommes leurs descendants et jamais nous ne les pardonnerons pour ces crimes abominables qu'ils ont osé commettre. Mais j'avoue aussi être très heureux ici, que tout va très bien, que je ne redouterai jamais la faim ou la misère ici bas. J'ai beaucoup de chance d'être né à cette époque et pas là-bas avant.

 

–Allez, dis-toi que tu es en présence d'une femme peut-être sympa qui te comprends et que tu fais ta vie librement comme il se doit et comme bon te semble. Dis-toi bien que les manuels d'histoires ne font pas tout. Pour sûr que ce passé est horrible, monstrueux, dégoûtant et malsain, mais c'est comme ça nous ne pouvons rien y faire et nous ne le changerons pas. L'humanité est devenue belle et rayonnante, puissante et riche, c'est le plus important. Fais ta vie et vie-la à fond, ne sois pas rongé comme ça par la colère alors que ça ne changera rien. Tu peux être indigné, touché, écœuré et j'en passe mais il ne faut pas non plus que ça te ronge. Tu aurais été, avec moi, à cette époque, là-bas, ce serait normal… enfin, normal d’une autre manière bien sûr, et compréhensible, mais ce n’est pas le cas. De nos jours de telles horreurs n’arrivent plus, ou alors c’est vraiment des cas extrêmes très rares et isolés !

 

–Et toi ça te fait quoi ?

 

–Moi... ça me fait que... j'ai honte de venir de là, d'une bande de primates dégénérés. De plus, je mesure beaucoup mieux l'importance d'être libre et de nos saintes libertés sacrées. J'en pèse mieux le poids et la portée, la valeur et la sainteté, pourquoi c'est si important et autant protégé. De ce fait je comprends aussi très bien pourquoi il est absolument intolérable d'attaquer toute liberté pour qui que ce soit où que ce soit. Et je ne peux que rejoindre les autres là-dessus. Nos libertés sont effectivement notre bien le plus précieux et ce qu'elles nous ont coûtés tout au long de l'histoire, tous les sacrifices, toutes les souffrances qu'il a fallu pour qu'aujourd'hui on soit libres, ça ne doit pas avoir été fait pour rien et ça n’a pas de prix. Nous ne pouvons pas manquer de respect à ces millions de personnes innocentes qui ont données leur vie pour que nous puissions nous épanouir librement et vivre en paix. C'est ce que ça me fait et c'est pourquoi je suis plutôt heureuse de pouvoir sortir le soir et prendre du bon temps avec un homme quand j'en ai envie et sans redouter les attaques d'un être malades d'esprit. Je peux faire un enfant quand je veux et comme je l'entends. Personne n'a rien et n'aura rien à me dire là-dessus. Sans tous ces sacrifices je ne pourrais pas vivre tranquillement et par exemple sortir pour « partir en chasse » afin de me faire plaisir... et d'en donner aussi bien entendu.

 

 

Ils n'étaient plus très loin des groupes d'immeubles et de buildings désormais, ils s'en reprochaient de plus en plus. Il ne dit rien un moment puis parla à nouveau, répondant à la jeune femme.

 

 

 

–Je vois, je partage aussi cette vision des choses, ton avis. Avant on te traitait de fornicateur ou de fornicatrice comme si t'étais un ou une criminel(le) ! Ces bêtes parlaient de procréer ou s'abstenir ! Aberration liberticide et amouricide sans égale ! Tu dois être libre de mener la vie que tu veux sans qu'on vienne te contraindre à une vie dont tu ne veux pas ! Et tu dois vivre ta vie, aimer comme bon te semble l’autre tant que vous êtes bien et heureux tous les deux ! Personne n’a rien à vous dicter !

 

 

 

–Totalitarisme et pensée unique fasciste, c'est le propre de toute dictature tyrannique qui veut supprimer la liberté au nom de choses absurdes et grotesque. D'ailleurs d'après les fachos, la liberté était selon eux, une dictature de la pensée et seule leurs religions devaient être prises en compte et appliquées avec également tous les principes ignobles derrière qui les accompagnaient ! Notre monde tient la route et a tenu si bien et aussi longtemps parce que nous avons les bonnes valeurs et nous les maintenons fermement en place. Par chance nous avons la liberté de pouvoir vivre la vie que nous voulons comme nous l'entendons sans qu'aucun être primitif bien pourris et sous-évolué ne vienne nous attaquer ou nous dire ou nous dicter quoi que ce soit. Nous avons une chance incroyable et précieuse, ne la gâchons pas et ne la sous-estimons pas. Respectons-la et préservons-la. Nous protégeons les familles, LA famille, et notre patrie, nous préservons nos valeurs éthiques belles, justes et nobles.

 

 

 

–La chance, ça se provoque comme on dit. Et nous l'avons bien provoqué et maintenu. Il est de notre devoir de veiller au grain, de veiller à ce que tout ce pourquoi on s'est battu avant continue d'exister et de perdurer pour le transmettre aux générations à venir. Nous allons bientôt arriver chez moi.

 

 

 

–Très bien, contente d'avoir parlé avec toi. Et tu as parfaitement raison. En tant que citoyens libres nous devons préserver notre patrimoine contre les forces du mal. Il est important de transmettre le meilleur héritage possible pour nos enfants, à toutes les générations à venir et qui suivront. C'est un devoir, une responsabilité et le faire de notre mieux sera déjà très bien. Nous l'avons fait jusqu'à maintenant donc je reste confiante pour l'avenir.

 

 

 

Ils faisaient face à un gros immeuble, majestueux et élancé, comme tant d'autres. Cette femme semblait étrangement lui convenir. Sa sympathie lui inspirait confiance mais aussi sa douceur et sa gentillesse apparente avec sans doute une certaine franchise, ce qu'il aimait et cherchait par-dessus tout et avant tout chez quelqu'un, notamment chez les filles, lui plaisaient.

 

 

 

–Si tu veux... je peux prendre tes coordonnées. Tu n'y vois pas d'inconvénient ?

 

 

 

–Tu sais, je suis une femme un peu « facile » je suis une femme qui couche comme on dit... tu es sûr de toi, de savoir ce que tu fais et demande ?

 

           

 

–Et ça ne fait pas de toi une personne mauvaise. Tu es certes venue m'aborder pour prendre du bon temps mais ça ne s'est pas passé comme cela. Et puis, qui ne tente rien n'a rien. Tu as simplement tenté. Donc je veux bien apprendre de toi, te connaître.

 

 

 

–Très bien... comme tu voudras, ça ne me gêne pas. Mais je refuse d'aller plus loin tu es bien trop jeune pour moi et ce n'est pas très acceptable niveau éthique... c'est quelque chose que j'ai tendance à réprouver. Bien entendu, peut-être qu’une autre t’aurait sauté dessus, ce n’est pas mon cas.

 

 

 

Elle sortit une carte électronique de sa poche et la lui tendit. Il la prit et entra chez lui dans l'immeuble avec elle. Leur route les avait conduit jusqu'à cet édifice assez grand et imposant. La jeune femme le suivit dans les escaliers jusqu'au troisième étage. Il entra chez lui en toquant à la porte et Avina attendit patiemment sur le pas, ne voulant ni déranger ni qu'on se pose des questions et poser de problèmes. Il revint quelques instants plus tard, la carte en main et il la lui tendit. Ses cheveux sombres courts avec son visage commun et ses prunelles bleus foncés plaisaient à la chimère mais elle ne dit rien, préférant faire taire son ressentis qu’elle enfouit en elle.

 

 

 

–Merci, si tu veux m'appeler ce sera le soir vers  huit heures ou plus. Je suis souvent chez moi le week-end aussi. Je travail un peu à la maison, mon métier me passionne beaucoup. C’est un réel plaisir pour moi de faire ce que je fais.

 

 

 

–Bien, on verra ça... si tu veux on pourra se revoir. Et je comprends que tu réprouves ces choses là, un mineur et une adulte, ce n'est pas super mais ce sont des choses qui arrivent. Le problème c'est de savoir qui est sincère et qui ne l'est pas, ce qui est vraiment acceptable ou non et c'est parfois épineux et les juges ont du mal à trancher. Rien n'est si simple, il y a des nuances, faut faire au cas par cas... mais moi non plus je n'ai pas très envie d'aller contre cette éthique.

 

 

 

–Très bien, alors à la prochaine et au plaisir dans ce cas ! Pour tout ce que tu viens de dire, je te rejoins là-dessus, nous sommes donc parfaitement d'accords tous les deux. Bonne soirée à toi.

 

 

 

–Oui merci bien, de même, bonne soirée.

 

 

 

Ils se saluèrent amicalement et il ferma la porte tandis que la chimère rentra tranquillement chez elle. Les rues étaient grandes et belles même le soir avec les douces lumières chaleureuses des lampadaires qui donnaient de superbes reflets sur les façades vitrées et luisantes des buildings. Ce monde était un véritable miracle et une bénédiction pour l'humanité. Les humains s'étaient engagés sur la voix de la paix, de la justice et de la lumière. Arrivée à son domicile, la jeune femme se déshabilla, contemplant son corps dans un miroir, fière d'elle, mais surtout fière d'être une femme libre, d'être née ainsi dans ce monde merveilleux à cette belle époque.

 

 

 

Elle passa ses mains sur son ventre presque plat, un regard doux, souriante, désireuse de le voir un jour porter une vie qu'elle désirait avec une personne aimée. Elle ne regrettait certainement pas son geste d'aujourd'hui, d'avoir donné cet embryon dont elle n'avait pas voulu. Avina caressa son ventre avec un côté maternel.

 

 

 

Elle voulait bien vivre avec un homme et le sentir engendrer un enfant en elle avec joie et plaisir. Il était temps de penser sérieusement à trouver quelqu'un, à fonder la famille dont elle avait vraiment envie. Ceci était certes purement égoïste et conformiste de sa part mais c’était ainsi qu’elle concevait de vivre et ses parents seraient très contents de tenir un petit bout dans leurs bras, de le chouchouter et de le câliner avec affection, comme elle.

 

 

 

Se jetant un dernier regard dans le miroir en gardant les mains sur son ventre, elle partit se coucher, entièrement nue car à l'aise ainsi dans son lit. Son rêve fut des plus doux. Elle se voyait avec un bébé en lui donnant le sein et le père qui portait affectueusement dans ses bras un petit bout de quelques années. Elle était heureuse et épanouis comme jamais. Puis le jour la rappela à la réalité avec son réveil. C'était la fin du week-end et le début du travail de la semaine de huit jours.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La suite plus tard...



27/05/2014
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour